
ISBN : 2-913193-13-7.
2007. À paraître.
Analyse synoptique d’un Voyage.
L’approche mythocritique restitue aux grandes créations
artistiques leur authentique profondeur en exhumant leur
contenu sacré latent, déguisé ou
dégradé. S’il est une œuvre
qui s’inscrit bien dans cette perspective, c’est
celle de Céline, «absolument antireligieux» – contradiction
flagrante dans les termes – où les extrémismes
antinomiques, la violence, l’abjection trouvent
des résonances particulièrement fortes
pour rejoindre un sacré goétique qui, pourrait-on
dire, resurgit en lapsus Dei.
La goétie est une magie noire. C’est encore,
selon les propres termes de l’écrivain,
une «foi dans l’ombre» dont le texte
littéraire pourrait bien figurer le rituel privilégié.
Procédant à une lecture qui se réclame
de Carl Gustav Jung, Gaston Bachelard, Mircéa Éliade,
Gilbert Durand, cette étude interroge l’imaginaire
célinien : elle décrypte ses métaphores
de la nuit dont elle rappelle qu’elles sont un
destin et montre comment, à partir de ces images
se compose un monde goétique de «l’outre-là» qui
a mené l’auteur, par la force de ses tropismes
au bout de la nuit, dans le Nord.