Nouvelles publications

Nous signalons ici la publication récente de quelques ouvrages sur Céline. Les Lettres à ses avocats français, publiées chez Gallimard, reprennent, en une présentation enrichie par Jean-Paul Louis, les Lettres à Albert Naud et les Lettres à Tixier-Vignacourt autrefois parues, en 1984 et 1985, aux éditions de La Flûte de Pan. Une nouvelle édition de ces livres épuisés est la bienvenue tout comme aux éditions du Lérot, de Jean-Paul Louis également, la réédition de l’excellent livre de Jean Bastier, Le cuirassier blessé, paru en 1999.

On notera la publication par Patrick Mathieu, maître d’œuvre du récent et riche ouvrage collectif Céline en voyage, d’une étude touchant aux profondeurs de la personnalité de Céline : La face cachée de Céline. Ce livre est préfacé par Isabelle Blondiaux, psychiatre et vice-présidente de la SEC. 

Enfin le livre de Jocelyne et Guy Laplagne sur Les passions toxiques de Céline semble, d’après son sous-titre (Autopsie d’un génie sinistre) et le résumé qui nous en est donné, relever plutôt du courant actuel de « Céline’s bashing », animé par Pierre-André Taguieff, Odile Roynette et quelques autres, courant dont le documentaire réalisé par Philippe Collin et diffusé sur France 5 a été l’exemple même : il ne suffit pas que Céline ait été antisémite, il faut encore que ce « monstre » (terme employé dans la présentation de l’ouvrage) ait été embusqué, colonialiste, collaborationniste et, sans aucun doute payé par les nazis. Sartre l’avait d’ailleurs déjà bien dit…

Les épuisantes chevauchées au soleil d’août 1914 en Woëvre, les patrouilles de Cuirassiers en forêt d’Argonne, l’angoisse de l’embuscade de nuit, la retraite en Champagne pouilleuse et la remontée aventurée à Verdun aux jours de la Marne.
Les combats de la course à la mer en Flandres, dans le froid de la pluie d’octobre 1914, la souffrance des chevaux, les brèves rencontres de cavalerie avec les Uhlans… La course à pied du cavalier démonté, devenu agent de liaison d’infanterie, l’enfer de Poelkapelle, la boue, les rafales d’obus, les mitrailleuses, l’héroïsme et l’horreur de la blessure.
Voici la vie quotidienne de Céline en 1914, reconstituée à l’aide d’archives inédites et de documents d’époque. Jean Bastier nous révèle les paysages, les odeurs, les peurs, les sensations qui inspirèrent Voyage au bout de la nuit. Ce livre évoque aussi Péguy et Alain-Fournier, qui combattirent près de Céline, et Valéry, Gide, Bainville, Claudel, Barrès, de Mun, qui, en ces instants, vivaient à l’arrière. Le récit s’achève sur la vie des civils et des blessés à Paris en 1915 et 1916, le calvaire chirurgical de Céline et l’étrange folie de Bardamu.

Jean Bastier a été professeur à l’université de Toulouse 1 (Faculté de droit) où il a enseigné l’histoire du droit français et des idées politiques. Il a publié des travaux sur Drieu La Rochelle, Péguy, Cendrars, Alan Seeger, Bernanos, et la guerre de 14-18, ainsi que sur les fusillés pour l’exemple et leur réhabilitation.
Dans le prolongement de La Face cachée de Flaubert, consacré à un auteur dont la posture d’impersonnalité a longtemps fait figure de modèle, Patrick Mathieu s’attache ici à une figure autrement problématique : Louis-Ferdinand Céline. Si ses prises de position politiques et ses pamphlets antisémites ont durablement marqué sa réception, ils ont également contribué à faire émerger, dès les années 1970, les premières lectures psychanalytiques d’une œuvre où la biographie ne peut être tenue à l’écart.
À rebours des approches purement stylistiques ou exclusivement idéologiques, cet ouvrage propose une lecture critique et psychogénétique de l’œuvre célinienne, attentive à la façon dont l’écriture s’élabore à partir d’un foyer de conflits, de symptômes et de fantasmes. En replaçant l’invention formelle de Céline dans le contexte de sa vie, de ses troubles et de ses ambivalences, Patrick Mathieu explore ce que dissimule – ou révèle – l’une des mutations les plus radicales de la prose romanesque française au XXe siècle.
Patrick Mathieu est Maître de Conférences HDR à l’Université de Mayotte, membre du Centre interdisciplinaire d’étude des littératures d’Aix-Marseille.
Soixante ans après sa mort, Céline hante toujours les rayons de nos librairies et les replis de notre mémoire collective. De la déflagration du Voyage au bout de la nuit au séisme des manuscrits retrouvés en 2021, ce livre décortique le « cas » Céline avec une précision chirurgicale. À travers une structure dramatique percutante, « Les passions toxiques de Céline : autopsie d’un génie sinistre » retrace la trajectoire d’un homme tour à tour médecin des pauvres, prophète de la haine, agent d’influence nazi et miraculé de la justice. Entre les napoléons d’or de l’exil et le sésame de la SS, ce récit lève le voile sur les zones d’ombre d’une existence passée à travestir la vérité. C’est une invitation à regarder le monstre en face, sans détourner les yeux de son génie formel, pour comprendre comment un écrivain a pu mettre sa « petite musique » au service du pire. Un ouvrage essentiel pour quiconque refuse de dissocier l’esthétique de l’éthique.

Lisez les commentaires (en italien) de M. Ennio Cocco à l’ouvrage de Richard Gaël réunissant les notices médicales du Docteur Destouches.

(Cliquez sur les titres pour accéder aux sites)

Vient de paraître :

 
Madame Françoise Turpin, petite-fille de Céline, a eu l’amabilité d’adresser à la SEC, par mon intermédiaire, la nouvelle édition de l’Histoire du petit Mouck, écrite par son grand-père, Louis Destouches, et illustrée par sa grand-mère, Edith Follet, à l’intention de leur fille, Colette. La précédente parution de ce texte datait de 1997 aux éditions du Rocher. Celle-ci, parue chez Gallimard, se présente sous la forme d’un joli petit album réalisé en fac-similé à partir de l’original confectionné pour Colette. Le texte est précédé d’une préface rédigée par Gaël Richard. C’est donc un très bel objet littéraire qui revit grâce à cette nouvelle édition – et un cadeau idéal pour les enfants et petits-enfants de céliniens en ce moment de fêtes !
Pierre-Marie Miroux
Secrétaire de la SEC
Lettre de Françoise Turpin à Pierre-Marie Miroux :
Cher Monsieur Miroux
Je vous laisse le soin de faire le petit mot pour annoncer cette édition superbe, publiée chez Gallimard, fac-similé de l’original, avec l’introduction de Gaël Richard .
Voici  un extrait des mémoires de ma mére, principale interéssée. Comme je vous l’ai écrit ce petit livre est le symbole de l’éternnelle  affection qu’il y avait entre mes grands parents maternels  et ma mère.
Edith a toujours aimé Louis et réciproquement, au fil du temps c’est devenu une grande et  fidèle amitié.
Louis a beaucoup du personnage du petit Mouck, il appréciait énormément la finesse, la classe et l’intelligence d’Edith  mais une vie de couple classique était impossible avec mon vagabond de grand-père.

Le Petit Mouck.

Mémoires de Colette  années 90

  « J’ai éprouvé un véritable émerveillement quand mon père a écrit pour moi son premier livre : « Le petit Mouck ». C’était le début de sa vocation d’écrivain. Ma mère, très douée, illustrait le conte.
        Edith  dessinait facilement, admirablement, avec un sens remarquable de la couleur, du trait et du mouvement. Elle fera plus tard les Beaux-Arts ce qui lui permettra de faire une belle carriere d’illustratrice pendant une longue période, dans les magazines et les livres de « La semaine de Suzette ». Mes enfants servaient réguliérement de modèles, toujours impatients de se reconnaître dans les revus… Elle préférera cependant illustrer des livres de luxe tels que : « Le Spleen de Paris », « Les fleurs du mal » de Baudelaire ; et d’autres comme « Pricila d’Alexandrie » de Maurice Magre.
        C’est ainsi que le soir avant de m’endormir, ma mère poussa mon père a écrire son premier manuscrit. Mes parents venaient près de mon lit me raconter l’histoire du « Petit Mouck ». Maman transcrivait le texte le lendemain .
      « Petit Mouck » est un petit vagabond, de quel pays, je ne sais pas, car il vient d’un monde imaginaire. Plutôt habillé comme un petit turc, sans âge il a surtout une attitude enfantine. Il a un point commun avec mon père, toute son aventure est un grand voyage, dès qu’il s’installe quelque part, il repart… même s’il se plaît où il est.
Je devais avoir trois ans, c’était dans le but de faire une enfant précoce qui devait savoir lire en deux temps trois mouvements, ça n’a pas été le cas, ça a été très long…
Pour l’écriture ça n’a jamais été bien…
Ils me le lisaient tous les soirs au moment où je me mettais au lit, en insistant sur les lettres.
D’ailleurs quand on voit le texte primitif, c’est presque calligraphié de façon à ce que vraiment l’écriture produise quelque chose.

Et puis j’attendais la suite parce qu’il y avait les épisodes. Quand c’était terminé ; j’attendais, j’attendais ! Je connaissais l’histoire, on en parlait tout le temps. Probablement, on me demandait mon avis aussi, pour voir ce que ça allait donner pour la suite.

A ce moment mes parents ne devaient plus s’entendre très bien, mon père étant beaucoup absent, ma mère a dû se lasser car les derniers dessins ne sont même pas colorés et le texte, ce n’est pas fini. »

 

Bien cordialement
Francoise Turpin le 13/12/2025

Vient de paraître :

 

L.-F. Céline en voyageSous la direction de Patrick Mathieu, Paris, Classiques Garnier, 2025.

 

Louis-Ferdinand Céline, écrivain prolifique, n’était ni un touriste, ni un écrivain-voyageur, et pourtant il a beaucoup voyagé comme médecin, auteur, amoureux ou encore exilé politique. En seize articles, cet ouvrage retrace, avec des révélations surprenantes, certaines itinérances de Céline aussi bien géographiques qu’intertextuelles, et leurs influences : ces périples nous éclairent sur la relation si particulière de cet homme au monde et à la littérature. Nous découvrons ainsi l’intimité intellectuelle d’un grand auteur en nous arrêtant sur quelques destinations inédites (Cameroun, Lille, Anvers, New York, Leningrad, Korsór…), du jeune Destouches au Céline âgé. On y inclut une chronologie exhaustive de tous ses déplacements.

 

 

Vient de paraître :

Comme chaque année depuis 1990, Jean-Paul Louis nous offre avec ce nouveau numéro de l‘Année Céline son lot de trouvailles en lettres et documents très intéressants. Cette année, entre autres, onze articles médicaux et pharmaceutiques du Dr Destouches, une étude de Gaël Richard sur « La tournée bordelaise de la commission Rockfeller en 1919 » et trois courts textes d’Henri Godard dont la parole se fait rare. On ne peut que remercier Jean-Paul Louis de sa constance à mettre à la disposition des céliniens toutes ces pépites qui, sans lui, ne leur auraient pas été connues.

La Société d’études céliniennes vient de publier les actes de son dernier colloque international à Nantes :

 

Vient de paraître :

 

David Labreure, Louis-Ferdinand Céline. D’un Paris l’autre, Paris, Parigramme, 2025.

 

140 photographies et documents
128 pages
prix : 19,90 €
 

Résumé :

Du quartier du Palais-Royal à Montmartre puis à Meudon, le Paris de Céline est aussi celui des fastes de la Belle Époque, de la misère des banlieues sordides, de la médecine en dispensaire, de la bohème de l’entre-deux-guerres, des heures noires de la collaboration et, enfin, de l’ultime refuge en bord de Seine où l’écrivain maudit achève de sculpter sa légende.
Ce ne sont pas les monuments ou les belles avenues qui nourrissent la verve célinienne mais plutôt les faubourgs, le petit peuple, la rue au ras du pavé. L’écrivain y puise le matériau d’une comédie humaine qui fait écho à ses propres amertumes et ne cesse de brosser le portrait ambivalent d’une ville qu’il rejette par bien des aspects mais dont il ne peut fondamentalement se passer.
David Labreure, docteur en lettres modernes, a consacré sa thèse à Céline et l’hygiénisme. Il est par ailleurs directeur du musée et du centre d’archives Maison d’Auguste Comte et a publié Le Paris d’Auguste Comte (éditions Alexandrines, 2022), Céline le médecin-écrivain (éditions Bartillat, 2023) et Auguste Comte. Amour, ordre et progrès (éditions Calype, 2025). Il co-dirige avec Annie Petit la collection « Positivismes & Cie » aux éditions Hermann.

Vient de paraître :

Marie Vergneault-Gourdon, Louis-Ferdinand Céline ou l’invention du roman lyrique, Paris, Honoré Champion, 2026, 65 €.

Extrait de la présentation de l’éditeur : 
« Loin d’un simple épanchement affectif, ce lyrisme arrache l’écriture aux conventions du style littéraire pour lui donner un souffle nouveau. Intimement lié au travail romanesque de l’auteur, il ne saurait trouver d’équivalent dans les pamphlets que sous une forme altérée, généralement de l’ordre de l’invective. C’est au sein des romans que le je se fait progressivement sujet lyrique, dans un récit qui cède peu à peu la place à l’expression de la subjectivité, au gré des méandres de la mémoire et des élans de l’imagination, tandis que l’écrivain contourne les écueils du narcissisme littéraire par le biais de l’humour et du noircissement, donnant à son lyrisme une tournure souvent paradoxale. Le récit fait encore surgir un vaste imaginaire, où les grandes thématiques de la tradition poétique croisent des images proprement céliniennes qui, par leur dimension métatextuelle, figurent la poétique lyrique de l’auteur.»

Visiter le site de l’éditeur

Lire le compte rendu par Pierre-Marie Miroux

À lire les comptes-rendus de plusieurs ouvrages d’actualité dans la rubrique Articles

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Publications.

 

Vient de paraître :

 

 

 

Véronique Chovin

Céline en héritage

Paris, Mercure de France, 2025.

 

136 pages, € 16,50.

 

 

 

 

Visiter la page de l’éditeur

À lire le compte-rendu de l’ouvrage par Pierre-Marie Miroux sous l’onglet Articles.

Vient de paraître aux Éditions du Lérot le dossier de la

Réception critique Féerie pour une autre fois I et II

par un membre de la Société d’Études céliniennes, Maxim Görke.

Pour toute commande s’adresser au Éditions du Lérot

du.lerot@wanadoo.fr

16140 Tusson

prix 28 €

Vient de paraître :

Gaël Richard & Laurent Simon, Céline et Londres

En quoi le manuscrit retrouvé Londres, premier essai de transposition romanesque par Céline
de son séjour dans la capitale britannique durant la Grande Guerre, éclaire-t-il ce bref
épisode de la vie mouvementée du jeune Louis Destouches, encore aujourd’hui tout entouré
de mystères et de légendes ?
La première partie de cet ouvrage tente de cerner, à travers l’étude des rares témoignages
disponibles et de sources d’archives inexploitées, les allusions et emprunts de l’écrivain à ses
expériences et rencontres londoniennes en 1915–1916 ainsi que durant l’entre-deux-guerres.
Cette approche biographique et historique est complétée en seconde partie par un
dictionnaire du Grand Londres de Céline, recueil de l’ensemble des lieux fréquentés ou
mentionnés dans l’oeuvre, émaillé de citations et d’illustrations, qui jette des ponts entre
romans, pamphlets et correspondance.

Du Lérot, éditeur
Un volume de 368 pages : 45 € franco de port.
Nombreuses illustrations en noir en couleurs.

À voir :

Le documentaire de M. Jean van der Stegen sur l’ « American Connection » de Henry Miller, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Gregory Corso, W.S. Burroughs, Bukowski et Céline sur Youtube

Vient de paraître :

Il s’agit de la seconde partie de La Réception de Guignol’s Band dans Révolution nationale en 1944 qui fait suite à Merci bien, Monsieur Céline !, un inédit de Jean Fontenoy, précédé d’un avant-propos de Philippe Vilgier, biographe de cet auteur mal connu.
Intellectuels dans la tourmente, à travers lettres et articles, principalement parus dans l’hebdomadaire Révolution nationale, éclaire la relation parfois houleuse que Céline entretint avec la presse de la collaboration. Cette plaquette comprend en annexe, l’intégrale des textes de Robert Brasillach (En relisant le Voyage), Claude Jamet (Préliminaires à l’esthétique de Céline), Roger de Lafforest (Un Céline surréaliste) et un article inédit de Marius Richard intitulé sobrement Guignol’s Band
La préface de Christian Mouquet jongle donc avec l’historique de la collaboration et la critique littéraire en tant que telle. 
Tout renseignement auprès de Marc Laudelout : bulletinlfc@gmail.com

 Le Colloque de la Société des Études Céliniennes qui s’est tenu à la Faculté des Lettres de Nantes du 2 au 4 juillet 2024 a été une parfaite réussite. 26 communications de qualité portant sur les « manuscrits retrouvés de Céline » y ont été présentées ainsi que la lecture d’une communication d’Henri Godard qui ne pouvait être physiquement présent. Nous avons reçu un accueil magnifique de la part du laboratoire de Lettres de la Faculté qui, par l’intermédiaire de notre président, Régis Tettamanzi, et de sa secrétaire, Mme Sylvie Dilhan, avait organisé ce colloque de façon parfaite. Chaque midi, un excellent repas-buffet a été offert aux personnes présentes et, le jeudi soir, c’est une réception exceptionnelle qui nous été donnée dans un restaurant de Nantes installé dans le cadre splendide d’une ancienne chapelle du XVème siècle. En plus, deux nuitées ont été payées aux communicantes et communicants, ce qui ne s’était jamais vu dans un colloque de la SEC !

Le travail n’en a pas moins été assidu et sérieux tout au long du colloque avec une présence régulière de 25 à 30 personnes. Le regroupement des communications autour d’une même œuvre à chaque fois a permis des confrontations enrichissantes entre les points de vue exposés et le tout s’est déroulé dans une excellente ambiance amicale. De plus, nous avons eu la très bonne surprise d’avoir parmi nous, pour la première fois, la présence d’un membre de la famille de Céline en la personne de Madame Françoise Turpin, l’une de ses petites filles. Elle a pu nous apporter des témoignages biographiques, souvent touchants, sur certains points évoqués par Céline dans ses œuvres. Le colloque s’est conclu par une assemblée générale qui a occupé toute la matinée du vendredi 5 juillet. Riche et sérieuse, elle a apporté quelques modifications aux Statuts, approuvé le rapport d’activités et le rapport financier. Vous en trouverez le compte-rendu sur ce site. Nous avons eu le plaisir d’y voir élue une nouvelle membre au sein du Conseil d’administration, Ana Maria Alves. Il a été décidé de répondre positivement à la proposition qu’elle avait déjà présentée en 2022, celle de tenir le prochain colloque 2026 au Portugal, à Porto, sous réserve d’accord définitif avec le centre universitaire de cette ville. Le thème précis en sera déterminé ultérieurement.

Nous comptons pouvoir éditer les Actes de ce colloque dans le courant du 1er trimestre 2025 et remercions encore organisateurs et participants.

Le numéro 12 de la Revue Études céliniennes vient de paraître. Vous en trouverez ci-dessous la présentation : couverture, introduction par le Président de la SEC et table des matières. Nous espérons qu’il retiendra votre attention.Malgré l’augmentation des coûts de fabrication, son prix reste fixé à 35 euros, frais de port compris, comme le précédent.

Vous pouvez le commander en adressant un chèque de 35 euros à l’ordre de la SEC au Secrétaire : Pierre-Marie Miroux, 65 rue Kléber, 59410 Anzin.
Si vous désirez payer par virement veuillez lui écrire à :  pierremarie.miroux@wanadoo.fr.
Il vous fera parvenir le RIB de la SEC.

Présentation

S’il reste globalement fidèle à sa ligne éditoriale, ce numéro d’Études céliniennes présente cependant quelques éléments nouveaux. Le lecteur y trouvera bien entendu, dans la rubrique « Études », des articles de recherche, en particulier ceux du colloque qui s’est tenu à Tucson, en Arizona, le 14 avril 2023, et la rubrique habituelle des comptes rendus d’ouvrages.
Nous avons souhaité toutefois proposer deux rubriques nouvelles. D’une part, une rubrique intitulée « Redécouvertes » présentant des articles anciens, mais de grande qualité, qui, autrefois publiés dans des ouvrages maintenant épuisés, étaient devenus difficiles à se procurer, voire introuvables. Nous sommes tout spécialement heureux que les premiers d’entre eux soient dus à la plume de Catherine Rouayrenc, disparue en 2021, dont les travaux nous manqueront, et à laquelle nous rendons ainsi hommage.
Dans une autre rubrique nouvelle, « Variations », nous accueillerons désormais des textes sur Céline, mais de facture plus libre. Ce seront des essais, des textes de création, ou d’opinion, autour de Céline et de son œuvre, affranchis des contraintes éditoriales de la recherche universitaire.
Ces rubriques n’ont pas vocation à se substituer aux articles d’études proprement dits, c’est pourquoi leur volume sera limité dans chaque numéro.
Enfin, ce numéro propose également un Index des articles des numéros précédents d’Études céliniennes.
Nous espérons que vous trouverez plaisir et intérêt à le découvrir.
Régis Tettamanzi
Président

Table des matières

Études

Articles du Colloque de Tucson
Véronique Flambard-Weisbart – L.-F. Céline et les cheminements du style. Présentation du « Dossier Tucson »
Tonia Tinsley – Simulacres et synthèses dans la poétique du féminin célinien     
Bianca Romaniuc-Boularand – Guerre, une écriture paradoxale                    
Pascal Ifri – Les scènes de sexe comme moyen de datation de Guerre 
Véronique Flambard-Weisbart – La pensée du désert(eur) et L.-F. Céline : un style rédempteur                                                            

 

Autres Études

Marie Vergneault-Gourdon – Céline, la quête du style
Sylvain Martin – Le travail de la citation dans Voyage au bout de la nuit

 

Variations

Pascal N. Mora – Le Port Krogold: passe ou impasse
Christian Senn – La musique des mots
 

Redécouvertes

Catherine Vigneau-Rouayrenc – Ambiguïté de l’écriture, écriture de l’ambiguïté (1987)
Démesures et… mesures (2003)
 

Lectures

Pierre-Marie Miroux – Yoann Loisel et Émeric Saguin, Le traumatisme de la Grande. Guerre et Louis-Ferdinand Céline. Du trauma à la création, l’enquête historique
Christine Sautermeister – David Labreure, Céline, le médecin-écrivain
Sven Thorsten Kilian – Christophe Malavoy et José Corréa, L.-F. Céline :                 Les années noires et L.-F. Céline : Le misanthrope de Meudon
Sommaire des Études céliniennes (n° 1 à 12)
Index des articles parus dans les Études céliniennes (n° 1 à 12)

Lectures

Extraits de la préface de l’ouvrage de Yannick Gomez, paru dans la collection « Du côté de Céline », en mai 2023 (La Nouvelle Librairie Éditions) :

Éric Mazet :
« Voici une étude qui enrichit notre lecture de Céline, ce qui est assez rare. Céline et Beethoven ont renversé la table. Leur génie provient sans doute de la profonde ambivalence psychique qu’ils partagent. Et ce livre nous rappelle que Céline présenta toujours ses livres comme des symphonies et non comme des analyses descriptives. Si Michaël Donley, professeur de musique lui aussi, et auteur d’un livre sur la « grande petite musique de Céline », a préfacé cette étude, ce n’est pas sans raison. »
Michael Donley :
« […] J’ajouterais aussi que, pour autant que je sache, jamais auparavant un musicien professionnel n’a signé une étude sur cet auteur. En comparant Céline avec un compositeur mondialement célèbre dont les compositions pour piano lui sont familières, l’auteur sait de quoi il parle. […] Est-ce trop exagéré d’imaginer que l’écrivain aurait été content à son tour d’apprendre qu’un autre pianiste, amateur de la littérature au sens propre du mot, a voulu partager avec nous son plaisir de le lire, tout en nous communiquant des aperçus de musicien professionnel ? »

Éric Mazet membre d’honneur de la Société d’Études Céliniennes​

En mars 2024, en application de l’article 5 des Statuts de la Société d’Études céliniennes, le Conseil d’administration a décidé de faire « membre d’honneur » de la Société,

ÉRIC MAZET.

Né en 1944, auteur en 1972 d’une thèse sur La déformation du réel dans l’œuvre de L.-F. Céline, professeur dans un établissement privé d’Issy-les-Moulineaux, Éric a écrit de nombreux articles et ouvrages sur Céline dont il est un des meilleurs spécialistes. Venu à Céline par Henri Mahé qu’il a connu personnellement, il publie, en 1988, 31 Cité d’Antin, l’histoire d’un texte qui devait servir de préface à un album d’esquisses des fresques peintes par Mahé dans une maison close. En 2000, c’est Au fil de l’eau qui fera renaître l’environnement de la Malamoa, la péniche du peintre, et les personnes que Céline a pu y connaître. En 2002, il établit et publie la correspondance de Céline avec Antonio Zuloaga, en 2003 celle avec Denise Thomassen, la libraire de Korsør.

Mais son grand livre est Images d’exil 1945–1951 (Copenhague – Korsor), paru en 2004,  un livre vraiment excellent sur la période d’exil de Céline, et dont Éric Mazet est bien le principal auteur, Pierre Pécastaing, le co-auteur, n’y ayant contribué que pour une faible part. Tous ces livres ont été publiés aux Éditions du Lérot par JP Louis que l’on peut remercier d’avoir contribué à porter à la connaissance des céliniens ces recherches pointues. Car Éric Mazet est un chercheur sourcilleux, connaissant dans le détail la vie de son auteur de prédilection, et n’hésitant pas, s’il le juge utile à rectifier les erreurs qu’il relève chez d’autres. C’est ainsi qu’il fera une critique plutôt sévère du Dictionnaire Céline de Philippe Alméras (Plon, 2004) dans lequel il relève trop d’approximations. De même, en 2018, il s’élève avec David Alliot, dans Avez-vous lu Céline ?  (Éd. Pierre-Guillaume de Roux) contre les jugements pour le moins discutables émis par Pierre-André Taguieff et ses co-auteurs dans Céline, la race, le juif (Fayard, 2017).

Cet ensemble de travaux fera toujours regretter aux céliniens qu’Éric Mazet n’ait pas mis en œuvre la grande biographie renouvelée de Céline qu’il était le seul, sans doute, à même d’entreprendre. Depuis des années qu’il vit retiré dans le Tarn, on ne voit plus Éric dans nos colloques. Nous le regrettons, mais en faire un membre d’honneur de notre Société est une manière de continuer à l’associer à nos travaux et recherches.

Un petit ouvrage de vulgarisation qui constitue une excellente introduction à Louis-Ferdinand Céline :

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Vient de paraître :

Note sur les pratiques d’écriture de Céline, par Henri Godard

Textes de Céline

Les dernières missions du docteur Destouches pour la Société des Nations, 1928–1933

Quinze lettres, billets et cartes postales à Abel Gance avec quatre lettres d’Abel Gance à Céline, par Éric Mazet

Lettres à divers

– À Lucien Descaves, une lettre, une carte postale et une dédicace, 1933

– À Max Jacob, 1936

– À Robert Denoël, 1937

– À Henri-Albert Mahé, 1941

– À Gen Paul, 1941 ?

– À Frédéric Empaytaz, 1941

– À Auguste Bécart, 1942

– À Théophile Briant, 1944 ?

– Trois lettres à Henri Philippon, 1947

– À Jules Almansor, 1951

– À Paul Marteau, 1951

– Ordonnance à Charles Bonabel

Du Lérot, éditeur

23 route d’Aigre, 16140 Tusson
Tél : 05 45 31 71 56 – Mail : du.lerot@wanadoo.fr – dulerot.fr
Modes de paiement : chèque, virement ou carte visa (nous demander)I
BAN : FR76 1090 7002 1504 2212 4224 542

Souscription L’Année Céline 2023 et nouvelles parutions

328 pages illustrées – 40 euros franco de port

L’Église de Louis-Ferdinand Céline : le tapuscrit d’une version primitive

Une première version de L’Église de Louis-Ferdinand Céline

par Guy Barral

Joseph Delteil dans Le Sacré corps (p. 204) évoque un repas avec Céline sur les quais de Paris. Il s’agissait de voir si Caroline Delteil (Caroline Dudley, la créatrice de La Revue Nègre) pouvait monter L’Église à New-York.
Deux événements marquent la rencontre.
D’abord le (bon) conseil de Céline :
« Vous feriez mieux, vous deux, d’aller tenir un bordel à Changaï… »
Puis le don à Caroline d’un tapuscrit de L’Église.
Pourquoi le tapuscrit, et non le livre paru chez Denoël en 1933 ? Mystère.

À lire dans notre rubrique

 

Articles

Vient paraître :

Céline en Bretagne 1918–1932. De l’épopée Rockefeller
à la vie rennaise

par Gaël Richard

304 pages illustrées et 24 pages hors-texte, 40 €

Cette étude renouvelle La Bretagne de Céline, volume publié il y a 10 ans et épuisé depuis de nombreuses années, en se recentrant sur la période « bretonne » de Louis Destouches, jusqu’au moment où il quitte définitivement Rennes. Des documents nouvellement exhumés ont apporté de nombreuses précisions. L’accès aux archives de la Fondation Rockefeller a permis un renouvellement complet de l’iconographie : en divers lieux de Bretagne, Louis Destouches a pu être identifié sur 14 photographies de groupe, toutes publiées en hors-texte, parfois accompagné de Renée et Albert Milon, d’Athanase Follet, de Raoul Marquis, et de personnages officiels de la mission : Janvier, maire de Rennes, Alexandre Bruno, Selskar M. Gunn… De nombreuses autres photographies dont l’intérêt ethnographique est remarquable, prises notamment à Bénodet et à l’île de Sein, ont également été reproduites. Dans son épilogue, « Bretons et Bretagne dans l’oeuvre de Céline », Gaël Richard met à profit les récentes découvertes de manuscrits, notamment Casse-pipe et La Volonté du roi Krogold et établit des rapprochements entre les noms de personnages et de lieux avec les réalités que le édecin comme l’écrivain a pu connaître lors de cette période formatrice.
Du Lérot éditeur (dulerot.fr — du.lerot@wanadoo.fr) 23 route d’Aigre, 16140 Tusson

Divorce à la rennaise : Dossier du tribunal civil de Rennes. Affaire Follet c/ Destouches

textes étbalis et présentés par

Gaël Richard

« Avec Céline, il semble que tout refasse surface, un jour ou l’autre »: l’actualité célinienne récente et surtout l’accumulation de textes, lettres et dédicaces exhumés dans L’Année Céline depuis des lustres ne sauraient contredire cette conclusion prometteuse de François-Guillaume Lorrain, du Point, auquel, après des articles très documentés et remarqués sur les manuscrits retrouvés et les démêlés judiciaires subséquents, nous devons maintenant la révélation de la découverte par Claire Simonin, l’avocate des descendants de Céline, du dossier judiciaire du divorce Destouches-Follet. La publication de ce corpus, composé d’actes de procédures – qualités des parties, conclusions, relevé des faits et minute du jugement, tous datés de 1926 – et de ses annexes – six lettres adressées à Édith en 1924-1925 et quatre de leurs enveloppes – est l’occasion d’une mise au point sur cet épisode crucial de la vie de Céline, dont les récits biographiques reposaient jusqu’à présent sur des sources et témoignages partiels et tardifs. La chronologie de cette séparation, établie de longue date par François Gibault, est corroborée et précisée par ces nouvelles pièces.
Du Lérot éditeur

Vient de paraître :

Actes du

Colloque international de la Société d’Études Céliniennes 2022 à Paris

Céline et les arts

Avec les contributions de

Timothée Pirard, Régis Tettamanzi, Marie Vergneault-Gourdon, Anne Baudart, Isabelle Blondiaux, David Labreure, Tonia Tinsley, Johanne Bénard, Angelin Léandri, Sylvain Martin, Bernabé Wesley, David Fontaine, Frédéric Hardouin, François-Xavier Lavenne, Jean-Baptiste Chantoiseau, Didier Houssin, Charles Joussellin, Yoann Loisel, Ana M. Alves, Pauline Hachette, Pierre-Marie Miroux, Bianca Romaniuc-Boularand, Anne Seba, Sven Thorsten Kilian, Pascal Manhan Mindié, Pierre de Bonneville, Véronique Flambard-Weisbart, Claude Haenggli et Pascal Ifri

Vient de paraître :

 

Le coffret de deux volumes de la Pléiade de Céline, reprenant Voyage, Mort à Crédit et Guignol’s band avec les ajouts de Guerre, de Londres et du Roi Krogold

 

1552 et 1956 p.,

prix total : 149 €

 

Vient de paraître :

 

La Volonté du roi Krogold. Suivi de La Légende du roi René

 

Édition de Véronique Chovin

Paris, Gallimard, 320 p.,

22 €.

Disponible en livre électronique.

Vient de paraître :

 

La réédition en collection Bouquins de la biographie de Céline, signée François Gibault.

 

1183 p., 32 €.
Disponible en livre électronique.

Nouvelle parution :

Yoann Loisel,

Louis-Ferdinand Céline, Samuel Beckett. Un abécédaire d’agonie

 

Caen, MJW Fédition, 2022, 196 pages, € 19,80.

Rencontre avec l’auteur :

La médecine et l’hygiène au cœur de la vie et de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline

Le livre

Derrière les rebondissements éditoriaux et les polémiques, on oublie souvent que Louis-Ferdinand Céline fut aussi médecin et un auteur prolifique de textes et d’articles sur les questions d’hygiène et de santé publique. La plupart de ces publications scientifiques étaient signés Louis Destouches, à commencer par sa thèse de médecine sur Ignace Philippe Semmelweis (1924). Toute son œuvre littéraire porte également la trace d’un intérêt profond pour la médecine, tant dans ses romans les plus célébrés que dans ses pamphlets qui en témoignent aussi pour le pire.
Chez Céline, le statut du médecin et celui de l’écrivain se retrouvent étroitement et perpétuellement mêlés : à l’époque de Voyage au bout de la nuit (1932), celui-ci se présente avant tout en médecin, alors que c’est le romancier que les journalistes viennent interroger. C’est donc bien parce que Céline est devenu écrivain par la suite que les écrits médicaux apparaissent, a posteriori, dignes d’intérêt. Ce dernier ne s’est contenté ni d’être seulement médecin, ni tout à fait uniquement écrivain. Fort d’une connaissance en histoire sociale, médicale et littéraire, David Labreure s’est attaché à retraverser la vie et l’œuvre de Céline sous cet angle original. C’est ce continuel dialogue à trois voix entre l’homme, le médecin et l’écrivain qui sera au cœur de cet essai biographique.

 

 

 

 

L’auteur

Docteur en lettres modernes, David Labreure a consacré sa thèse à l’hygiénisme chez Céline. Directeur du musée et du centre d’archives « La Maison d’Auguste Comte », il a publié Le Paris d’Auguste Comte (Éditions Alexandrines,
2022). Il est aussi président de la Fédération nationale des maisons d’écrivains et des batrimoines littéraires.

Nouveaux articles :

 

Guerre : une auto-fiction de Louis-Ferdinand Céline

par Jean-Michel Saus
et

Céline : les manuscrits retrouvés d’un écrivain philosophe

par Claude Haenggli
(Cliquer sur l’icône)
 
 
Le 13 octobre 2022 est paru en France le roman

Londres de Louis-Ferdinand Céline.

La parution en étranger est prévue pour le mois de novembre.
L’édition a été établie par Régis Tettamanzi, actuel président de la Société d’Études Céliniennes.
Vient de paraître :
Annonce de parution :

 

Maxim Görke
Loin des Lumières. De Voyage au bout de la nuit à Bagatelles pour un massacre de Louis-Ferdinand Céline
Thèse de doctorat soutenue à la Sorbonne et à l’Université d’Hambourg

 

Berlin, Erich Schmidt, 2022.
197 p., € 59,95.

 

Visiter le site de l’éditeur

 
 
Annonce de parution :
Depuis 1990, JP Louis publie chaque année une Année Céline toujours d’excellente facture comportant des documents rares, de la correspondance retrouvée, des études intéressantes. Le volume consacrée à l’année 2021 ne manque pas à cette règle, complétant une série de publications qui fournissent un fonds d’informations indispensables à tout chercheur célinien.
On peut se procurer le volume auprès des éditions du Lérot, 16140 Tusson, France (au prix de 40 €).